Samedi, aux fraises

Publié le 5 Juin 2012

Se lever sous le soleil. Préparer le pique-nique. Envoyer l'homme chercher du pain. Gonfler les pneus. Déguster un petit pain au chocolat avec un Earl Grey. Faire avaler la vitamine K à Vanille. Remplir les sacoches avec le pain frais, l'eau et le pique-nique. Vérifier que la porte est bien fermée. Mettre le vélo dans l'auto, rouler sous le soleil. Jusqu'au bac. Se rappeler qu'on a laissé la crème solaire là on l'avait posée pour surtout ne pas l'oublier, raté, se satisfaire de la blouse à manche longue et du bob. Attendre l'arrivée du bac puis y monter. Il n'y a pas beaucoup de monde aujourd'hui. 

Poser le pied en Allemagne. Profiter des chemins du bord du Rhin. Sentir les muscles tirer pour la première balade de l'année. S'arrêter au bord d'un étang pour pique-niquer sur une table à l'ombre en écoutant les grenouilles qui coassent. Les faire fuire en essayant de les observer malgré la tentative de camouflage derrière les roseaux. Se reposer un peu dans le bourdonnement des insectes dans l'arbre au dessus. Ecouter les blagues de MrPoilu à propos des pêcheurs de l'autre côté de l'eau à 6 pour 2 cannes à pêche, mais avec des bières. Répondre au Hallo du gars venu promener son chien.

Repartir sous les nuages pour atteindre la boutique de fraises. Se faire klaxonner à un carrefour par un conducteur gêné de devoir attendre que nous ayons fini de traverser. Y arriver, épuisés. S'attabler, commander deux demi-litre de Weissbier avec une glace aux fraises, mit zwei Löffel. Répondre à la question posée par la serveuse en allemand, petite fierté déplacée vu la simplicité de ladite question. Tenir la main de l'homme en souriant. Sentir la Weiss couler dans la gorge, gouter les fraises, savourer la chantilly et se détendre. Puis aller à la boutique, se décider à ne pas aller chercher les fraises dans le champs mais plutôt acheter une barquette, ajouter des framboises et un schnaps de fraises. Glisser le tout dans les sacoches.

Repartir après avoir échangé les vélos, se rapprocher de l'autre pour attraper une framboise dans le panier, la faire fondre dans la bouche. Traverser le Rhin. Les derniers kilomètres sont les plus difficiles. Etaler la couverture et faire une pause à l'ombre. Se coller l'un contre l'autre malgré la chaleur.

Réussir à rentrer, enfin. N'avoir qu'une envie, s'étaler sur le canapé. Maudire silencieusement l'homme qui veut avancer la cabane de jardin. Devoir sortir la scie à onglets, couper pendant qu'il tient les poteaux. S'échapper pour scanner un document sur l'hyper-hydratation en marathon pour nfkb. S'apercevoir que lors de la dernière ré-installation du pc, le driver de scanner s'est envolé. Chercher le cd. Le glisser dans l'ordi. Aller tenir un poteau pendant que Mr Poilu visse. L'écouter râler sur la pluie prévue pour demain. Finir de scanner le document. Vouloir jouer à DJHero et finalement se retrouver à découper un plastique pour protéger la table basse. Mentionner délicatement au visseur fou qu'il serait temps d'arrêter pour que les voisins ne portent pas plainte. N'avoir plus le temps de Dj-ter.

Se rafraichir sous la douche. Marcher jusqu'à la tarte flambée, affamés. Etre vite calés, finalement. Rentrer déguster des fraises avec une tisane aux fraises. S'endormir devant la télé...

 

Rédigé par Fluorette

Publié dans #Ma petite vie

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suzanne 30/06/2012 13:18

Youpi...

Notre société est génératrice de frustrations, de jalousies, d'égoïsme, d'étroitesse d'esprit et j'en passe. Un médecin généraliste est un être humain comme les autres, il n'est pas
particulièrement privilégié, c'est un mythe. C'est un métier difficile, la jalousie sociale n'a pas sa place, et s'en prendre à lui (à
elle) n'apporte rien. Cela ne vous soulagera même pas. Vous serez tout aussi malheureux quelques minutes après vous en être pris à lui, ou à d'autres...
Je ne suis pas médecin, je m'élève juste en faux contre toutes ces personnes malheureuses qui se trompent d'ennemi, pour autant qu'il y en ait un, et croient se soulager en critiquant à l'aveugle.
Faites mieux si vous le pouvez.Et prenez de la distance. Réfléchissez.
Sans tolérance, notre société va dans le mur.
Pfff....

docdaughter 19/06/2012 19:31

Fluorette, faut pas t'emballer comme ça après youpi ! Don't feed the Troll !!!!

Docmam 06/06/2012 10:00

Ah ah la pompe c'est effectivement le prochain achat prévu par l'Ours !
Et c'est vrai que ça rappelle la Première Gorgée de Bière !

Docteursachs 06/06/2012 08:31

J'ai failli écrire le même post en changeant vélo par tuktuk, Rhin par Mékong, et fraises par nems...
Contrairement à certains, je me félicite que ton quotidien se rapporte aussi parfois à un chapitre de La Première Gorgée de Bière.
Bises de loin

Beatrix 05/06/2012 23:00

Ca fait du bien une journée hors du temps!
:)